On parle beaucoup de résilience aujourd’hui.
On admire les parcours résilients.
On encourage les gens à rebondir après une épreuve.
On célèbre la capacité à tenir, à avancer, à reconstruire.
La résilience est généralement définie comme la capacité à traverser une épreuve difficile et à retrouver un nouvel équilibre.
Mais dans la réalité, ce processus est beaucoup moins linéaire qu’on ne l’imagine.
On pourrait croire que, lorsque l’on a déjà traversé des difficultés, on devient plus solide.
Comme si chaque épreuve nous renforçait automatiquement.
Comme si l’expérience nous protégeait.
En réalité, c’est souvent plus complexe.
Parce que les épreuves ne disparaissent pas vraiment, elles laissent des cicatrices ou des plaies…..
Quand les épreuves ne sont pas vraiment terminées
Pendant longtemps, j’ai pensé être rodée face aux périodes difficiles de ma vie.
Les séparations.
Les difficultés financières.
Les problèmes de santé.
Les responsabilités qui s’accumulent quand on est seule à tenir la barre.
Je pensais avoir fait le travail.
J’avais transformé ces événements en apprentissages.
Je les avais habillés de sens, de reconstruction, de nouvelles possibilités.
Mais depuis l’été 2025, j’ai compris quelque chose d’inconfortable.
Certaines de ces histoires n’étaient pas vraiment clôturées.
Elles étaient simplement posées quelque part.
Un peu comme ces livres qui s’accumulent sur une table de chevet.
Des livres commencés.
On en lit une bonne partie.
On en comprend l’essentiel.
Alors on se dit que c’est bon, que l’on a saisi le message.
Pas forcément besoin de les finir.
On les referme à moitié… et on passe au suivant.
Et petit à petit, ils s’empilent.
Encore un.
Puis un autre.
Jusqu’au moment où un nouveau livre arrive…
et que la pile devient trop instable.
C’est exactement ce que j’ai ressenti.
Comme si toutes les épreuves que je pensais avoir suffisamment comprises étaient encore là.
Autour de moi.
Et qu’à force de les empiler sans vraiment les refermer complètement, je m’étais retrouvée comme ensevelie sous ces histoires.
Quand le corps et l’esprit disent stop
Depuis début 2025, un nouvel événement de santé est venu bousculer cet équilibre fragile.
Et soudain, j’ai eu l’impression d’être arrivée au bout de ce que je pouvais porter.
Juste moi.
Même si je suis coach.
Même si je suis une femme forte.
Même si je suis mère solo courageuse.
Face à une réalité simple : j’étais épuisée.
L’impuissance était devenue mon enfer.
Des semaines entières de tension, de fatigue, de colère contenue et de peur du lendemain semblaient s’être accumulées en silence avec les traumatismes encore existants de mon passé.
Tout ce que je gardais à l’intérieur depuis trop longtemps avait fini par remonter à la surface.
Les difficultés financières.
Les administrations qui vous épuisent.
Les espoirs qu’on vous souffle pour les retirer aussitôt.
La santé qui vacille.
L’activité professionnelle passion qui ne porte pas ses fruits (encore).
Ce corps qui finit par dire « stop » quand la tête voudrait continuer par habitude de toujours avancer.
Et à un moment donné, j’ai compris quelque chose d’essentiel.
Ce n’était plus un moment où je devais tenir…. seule.
Depuis début 2025, un nouvel événement de santé
est venu bousculer cet équilibre fragile.
Et soudain, j’ai eu l’impression d’être arrivée au bout
de ce que je pouvais porter.
Juste moi.
Même si je suis coach.
Même si je suis une femme forte.
Même si je suis mère solo courageuse.
Face à une réalité simple : j’étais épuisée.
L’impuissance était devenue mon enfer.
Des semaines entières de tension, de fatigue, de colère contenue et de peur du lendemain semblaient s’être accumulées en silence avec les traumatismes encore existants de mon passé.
Tout ce que je gardais à l’intérieur depuis trop longtemps avait fini par remonter à la surface.
Les difficultés financières.
Les administrations qui vous épuisent.
Les espoirs qu’on vous souffle pour les retirer aussitôt.
La santé qui vacille.
L’activité professionnelle passion qui ne porte pas ses fruits (encore).
Ce corps qui finit par dire « stop »
quand la tête voudrait continuer par habitude de toujours avancer.
Et à un moment donné, j’ai compris quelque chose d’essentiel.
Ce n’était plus un moment où je devais tenir…. seule.
Accepter l’aide : une étape essentielle de la résilience
Pendant longtemps, j’ai fait comme j’ai pu.
Avec mes ressources.
Avec mes compétences.
Avec tout le travail que j’avais déjà fait sur moi.
Mais cette fois-ci, j’ai compris que ce n’était plus un chemin que je pouvais parcourir seule.
J’ai donc fait quelque chose que beaucoup de personnes hésitent encore à faire.
J’ai demandé de l’aide.
J’ai pris rendez-vous avec mon médecin traitant et j’ai accepté un traitement antidépresseur.
J’ai repris un travail thérapeutique avec une psychologue grâce à « Mon parcours psy » de Ameli.
Et je suis maintenant accompagnée par une thérapeute qui travaille sur l’inconscient, ainsi que par une coach pour m’aider à clôturer certaines histoires restées ouvertes. (J’ai la chance d’avoir des femmes extrêmement compétentes et aux compétences complémentaires dans mon entourage)
Reconnaître que l’on a besoin d’aide n’est pas un échec.
C’est parfois l’acte le plus courageux que l’on puisse poser.
Parce que la résilience ne consiste pas à tout porter soi-même.
Elle consiste aussi à savoir s’entourer pour continuer à avancer.
Craquer ne veut pas dire échouer
Pendant longtemps, j’ai été en conflit avec la définition idéaliste de la résilience.
Ne pas flancher.
Continuer à avancer malgré tout.
Aujourd’hui, je vois les choses autrement.
Craquer ne veut pas dire tomber.
Craquer peut simplement être une manière de respirer.
Un moment où l’on accepte enfin d’être honnête avec soi-même.
Parce que même après des années de travail sur soi,
la vie peut nous ramener face à des chapitres que l’on pensait clos.
Et c’est normal.
C’est la preuve que nous sommes vivants.
Que nous continuons d’apprendre.
Que nous évoluons encore.
En résumé
Aujourd’hui, je remonte doucement la pente.
Je ramasse les morceaux.
Je prends le temps de regarder ces livres empilés autour de moi et de décider quels sont ceux que je dois refermer.
Les tempêtes que nous traversons ne sont pas toujours des fins.
Parfois, ce sont simplement des passages.
Et si tu lis ces lignes en ayant l’impression de ne plus tenir, j’aimerais que tu retiennes une chose :
Tu n’es pas seule.
Il est normal de vaciller.
Et parfois, faire preuve de résilience commence simplement par reconnaître ses émotions… et accepter de demander de l’aide.
Désormais, quand on me demande comment ça va, je réponds simplement :
Je ne suis plus là où j’étais, mais je ne suis pas encore là où je voudrais être.
Je suis en chemin.
Un chemin de résilience, où j’accepte que cette étape fasse aussi partie de ce que j’ai encore à apprendre.
Et aujourd’hui, je me suis réconciliée avec la résilience, parce que j’en comprends enfin le véritable sens.
